06.03.08
Restons éveillé !!!!!
S'agissant du savoir, il importe d'être vigilant. Dire " je sais" est un acte de prétention bloquant le progrès du savoir. Conscient de ce phénomène, Socrate ( 470/399 av.JC.) a rappelé que le sage est celui qui vit en pensant qu'il a tout a apprendre : " La seule chose que je sache, c'est que je ne sais rien."
Un peu de pédagogie: A quoi sert la Philosophie ?
Apparue au VI sècle avant J.C. Elle n'est pas une "technique" délivrant des recettes de vie mais une manière d'appréhender rationnellement la réalité. Elle tente de ne laisser subsister qu'un rapport objectif aux choses.
La philosophie est plus sage qu'on ne le pense. Il y a une vertu créatrice dans l'exercice propre de la pensée, quelque chose qui permet de transformer les hommes et de les éveiller.
- La philosophie apprend aux hommes à transformer leur propre condition, sans pour autant verser dans l'irrationnel.
- La question, le doute et le soupçon sont les trois procédés que la philosophie utilise pour conduire les hommes à s'étonner et à vouloir connaitre.
Socrate ( 470/399 av.J.-C.)
La question est à la base de l'éveil de l'esprit. Il cherche à réveiller les hommes de son temps en leur apprenant à savoir ce qu'ils disent.
Socrate c'est la maïeutique ( l'art de faire accoucher l'autre des "maux" qui l'empêche de grandir.
En lui posant des questions.) Socrate montre également combien il est important de se poser des questions.
Platon ( 428-348 av.J.-C.)
La magie des mots, les généralités et le fait de tout prendre au pied de la lettre étouffent la pensée avant d'asservir les hommes.
Platon a rappelé combien il fallait être vigilant avec le langage. Ce n'est pas parce que l'on parle que l'on pense.
Chez Platon, philosopher c'est critiquer l'usage que l'on fait du langage.
Le langage est souvent trompeur. Car il existe une magie des mots.
Il y a également les jeux de séduction qui traversent les relations humaines. Platon fait remarquer que dans le domaine de la politique, de tels jeux peuvent être particulièrement grave.
Ainsi à l'époque de Platon, les sophistes qui enseignaient l'art de la discussion, se faisaient fort d'enseigner l'art de parler de tout et de rien avec brio, afin de se faire élire dans l'assemblée. Leur art consistait à flatter la foule en lui renvoyant l'image qu'elle attend.
Aristote ( 384-322 av.J.-C.)
La pensée nous enseigne le sens du concept par lequel on saisit l'universel derrière le particulier.
Pour Aristote, concevoir le réel c'est être capable de le ranger en répondant aux questions: Quand ? Où ? Comment ? nous faisons preuve d'un sens du concept, à chaque fois que nous ordonnons la réalité conformément aux structures qui sont les siennes.
Le concept sert à ordonner la diversité du réel mais aussi à saisir un monde qui change.
Kant ( 1724-1804)
Loin du dogmatisme et du scepticisme, le jugement critique est une liberté en actes.
Kant montre qu'être précis en ayant le sens universel, c'est ce que l'on appelle critiquer. Il a axé toute sa philosophie sur la critique. Face au dogmatisme qui défend les idées du vrai, du bien et du beau, et face au scepticisme, qui relativise tout afin d'échapper au dogmatisme, il s'est efforcé de montrer que l'homme ne peut pas contenir l'absolu parce qu'il n'est pas dieu mais homme.
Hegel et la dialectique ( 1770-1831)
La dialectique est à l'origine des idées de communication, de changement social et de révolution scientifique.
Hegel a pensé qu'il existait une dynamique de l'histoire passant par trois stades:
- Un conflit;
- Un conflit avec le conflit, c'est à dire un dépassement du conflit;
- une réconciliation aboutissant à une unité.
Si la critique ouvre sur la liberté, elle a comme portée plus profonde de déboucher sur la dialectique qui, selon hegel, anime le fond des choses.
Petites phrases et pensées en série....
- Questionner passe par le fait de se demander ce qu'est l'être, c'est à dire ce qui fait la réalité de la réalité.
- En posant la question de l'être, la philosophie a provoqué l'apparition de cinq sciences: l'ontologie, la théologie, l'anthropologie, l'histoire et la phénoménologie.

